«Si Folon avait écrit des chansons, je crois qu’il aurait dessiné ses mélodies avec un trait comparable à celui, bienheureux, des «voie sensible» version 2006. En effet, les treize aquarelles qui composent Pensées chauffent sans brûler et font éclore un sourire même au fond de l’hiver le plus rigoureux. La voix plane, détendue, au-dessus des liquides tapis de Rhodes, esquisse quelques pas de danse sur des trames assurées, issues du battement, discret mais dynamique, d’une basse cardiaque et d’une batterie savamment colorée, s’entremêle et se frotte à la trompette et la flûte, jouant à cache-cache avec les échos du premier Miles électrique. Les harmonies secondent le chant en lui permettant de s’appuyer confortablement, sans détours ou autres bizarreries, mais ne manquent jamais de l’envelopper d’un châle mystérieux, d’un “flou” évocateur de l’aube du XXème siècle, qui laisse l’auditeur, grâce notamment à une utilisation mesurée de l’électronique, dans une impression de suspension vague et féerique.» Federico Ferri

«L’album, présenté sous la forme d’un carnet de notes, est séduisant à plus d’un titre: Que ce soit par le texte de Marc Biderbost ou la musique composée par Christian Zufferey et Moreno Antognini, cet album est une réussite. (…) C’est un album tout en sensibilité et en douceur, à découvrir lentement en feuilletant chaque page, comme un carnet de notes que l’on redécouvre inlassablement.» (Swissdisc.ch)

«voie sensible fait partie de ces groupes qui mériteraient d’être cent fois plus connus.» (E. Manzi)

«Le disque vous accroche à bras-le-corps de par ses rythmes incantatoires (…)» (E. Manzi)