| |
|
La
solitude,
On dit quelle est enfant de riche,
Et quelle ne vieillit pas sans triche,
Par habitude.
Elle peut soudain se faire prude,
Afin que la vie ne lélude,
Seule, dans sa niche.
Tout étonné,
De la place que tu as prise,
De la couleur que tu irise,
De ta clarté,
Je souhaite me ressourcer,
Me refaire une santé,
Dans ta joie sise.
Sans toi, les nuits sont noires,
Le sommeil rare, ma foi.
Sans toi, les nuits de foires
Se font bazar, crois-moi. |
Oui, mais voilà
:
Charmée par les chants doutremer,
Courtisée par tant déphémère,
Tu nes pas là.
Tes lettres ne suffiront pas
A faire briller ton aura.
Je ny crois guère.
Ma douce amie,
De ton retour fixe la date,
Avant que malheur ne me gâte
De ses soucis
Et que tu ne retrouve, au lit,
Plus que des vestiges, petits,
Et que tout rate.
Sans toi, les nuits sont noires,
Le sommeil rare, ma foi.
Sans toi, les nuits de foires
Se font bazar, crois-moi.
Sans toi, les nuits sont noires,
Le sommeil rare, ma foi.
Sans toi, les nuits de foires
Se font bazar, crois-moi.
Crois-moi !
© Marc Biderbost
|