Ses effluves de terre
T’ont fait te reculer
Pour la laisser entrer
Jusque dans la lumière
Où elle s’est réchauffée
Dévoilant un sein fier
Entre deux brins de chair
Plus ou moins révélés.

Tu étais coeur de verre
Quand elle a pénétré
Dans ton âme affligée.
T’en souviens-tu, mon cher ?

T’amener à l’amer,
C’est ce qu’elle voulait
Pour te voir naviguer
Sur océan de bière.
Puisqu’aussi bien savais
Que tu ne pouvais taire
Ce penchant si vulgaire
Pour la douleur pleurer.

Tu n’étais pas né d’hier
Pourtant elle t’a trompé
Te laissant, délaissé,
Pour retrouver ses serres.
Fallait-il rejeter
Les serments de votre ère
Pour sombrer dans la glaire
Et finir divorcés ?

Tu étais coeur de verre
Dont elle a tout brisé
Te laissant affligé.
Devant son coeur de fer.

Tu étais coeur de verre
Dont elle a tout brisé
Te laissant affligé.
Devant son coeur de fer.

© Marc Biderbost