| |
|
Je
suis papier-mouchoir et me sens ton plus rien,
Compagnon des déboires, chiffonné sur ton sein.
Quand sen vient laube claire, du matin de lespoir,
Balayé par lamer, je finis au trottoir.
Lorsque tu te soulages dans ton papier-mouchoir,
Quaussitôt tu relâches, tu te moques de savoir
Sil a des états dâme, pour un temps, pour un soir.
Et pour toi je me pâme, je suis papier-mouchoir.
Dun envol, je men vais questionner le roi-mage,
Téléphone muet, pour apaiser ma rage.
Ma rage !
De lenvers de ma vie, la nuit pleure son deuil
Dun amour bien marri qui ne franchit le seuil.
Insomnie, tu me tiens jusquau bout de ma nuit.
Ton silence maintient le drapé de mon lit.
Inlassable crécelle des questions insidieuses,
Inclassable mamelle de loption sinueuse.
Sur ton coussin plissé, je me couche en rêvant
Dun amour chahuté dans un grand lit tout blanc.
Et tu chantes sans fin, de lamour le pouvoir,
Sans revoir le destin de ton papier-mouchoir.
Papier-mouchoir.
© Marc Biderbost |
|